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                                                                                                           بسم الله الرحمن الرحيم
     

    Q : Beaucoup de gens aujourd’hui négligent la prière, et certains d’entre eux la délaissent complètement.
    Quelle est la position de la religion à leur sujet ? Quelle est l’attitude que doit adopter le musulman avec eux, plus spécifiquement si ces gens-là sont des proches, comme le père, le fils, l’épouse ou autres ?
     

    R : La négligence de la prière fait partie des grands maux et c’est une des caractéristiques des hypocrites. Allah, exalté et élevé soit-Il, dit :

    « Les hypocrites cherchent à tromper Allah, mais Allah retourne leur tromperie (contre eux-mêmes). Et lorsqu’ils se lèvent pour la prière, ils se lèvent avec paresse et par ostentation envers les gens. A peine invoquent-ils Allah. »1

    Allah dit aussi au sujet de leurs caractéristiques :

    « Ce qui empêche leurs dons d’être agréés, c’est le fait qu’ils n’ont pas cru en Allah et Son messager, qu’ils ne se rendent à la prière que paresseusement, et qu’ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu’à contrecœur. »2

    Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

    « Les prières les plus lourdes à accomplir aux yeux des hypocrites sont les prières du ‘Ichâ et du Fajr. Or, s’ils connaissaient leur valeur, ils se rendraient à la mosquée pour les accomplir, serait-ce en rampant. »3

    Il est obligatoire pour chaque musulman et musulmane de veiller à prier les cinq prières aux heures prescrites, et de les accomplir avec quiétude, de s’appliquer dans leur accomplissement, avec la présence d’esprit, d’être concentré et humble, selon la parole d’Allah le Très-Haut :

    « Bienheureux sont certes les croyants * Ceux qui sont humbles (ou concentrés) dans leur prière. »4

    Selon un hadith authentique, on rapporte que le Prophète a ordonné à une personne qui accomplissait mal sa prière, sans marquer de pause [dans les différentes positions], de refaire sa prière. Les hommes en particulier doivent veiller à l’accomplir en groupe, avec leurs frères dans les « Maisons d’Allah » qui sont les mosquées, selon la parole du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

    « Celui qui entend l’appel, et ne vient pas, sa prière n’est pas valable, sauf s’il a une excuse. »5

    Ibn ‘Abbâs, qu’Allah l’agrée, ainsi que son père, a été questionné au sujet de l’excuse. Il a répondu : «  C’est le danger ou la maladie. »

    Muslim rapporte aussi dans son Sahîh un hadith d’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, selon lequel un aveugle est venu voir le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et lui a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Je n’ai pas de guide pour m’accompagner à la mosquée, puis-je prendre la facilité de prier chez moi ? » Le Prophète accepta. Puis, il le rappela et lui demanda :

    « Entends-tu l’appel à la prière ? » 

    Il répondit : « Oui. » Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, dit alors :

    « Alors réponds à l’appel. »6

    Dans les deux recueils authentiques d’Al-Bukhârî et de Muslim, selon Abû Hurayra, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

    « J’étais sur le point d’ordonner aux gens d’accomplir la prière, de nommer un imam à ma place, et de partir avec des hommes munis de fagots de bois et d’aller brûler les maisons de ceux qui n’accomplissent pas la prière en groupe. »7

    Ces hadiths authentiques montrent que la prière en groupe pour les hommes fait partie des plus importantes obligations, et que celui qui n’y assiste pas régulièrement mérite une punition dissuasive.

    Nous demandons à Allah qu’il améliore la situation de tous les musulmans, et qu’Il les aide à atteindre ce qui Le satisfait.

    Quant au fait de délaisser totalement l’accomplissement des prières – ne serait-ce que quelques-unes d’entre elles – c’est une mécréance majeure, même si la personne ne renie pas son caractère obligatoire, conformément à l’avis le plus juste parmi les deux avis des savants. Cela concerne aussi bien l’homme que la femme. Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

    « Ce qui sépare l’homme de la mécréance et du polythéisme, c’est le fait de délaisser la prière »8

    et il a dit :

    « Le pacte qui existe entre nous (les musulmans) et eux (les mécréants) est la prière. Quiconque la délaisse a mécru »9

    et sans parler d’autres nombreux hadiths à ce sujet.

    Quant à celui qui nie le caractère obligatoire de la prière – homme ou femme – il est mécréant (mécréance majeure) même s’il prie, d’après le consensus de tous les savants sans exception. Nous demandons donc à Allah pour nous et pour tous les musulmans de nous protéger de cela, car Il est le Meilleur à Qui l’on peut adresser sa demande.

    Il est donc obligatoire pour tous les musulmans de se conseiller et de s’inciter mutuellement à la vérité, et de s’entraider dans le bien et la piété, comme le fait de conseiller celui qui néglige totalement la prière en groupe ou la délaisse de temps en temps. On se doit aussi de le mettre en garde contre la colère d’Allah et Son châtiment. Il est du devoir de son père, sa mère, ses frères et le reste de sa famille de le conseiller, et de persévérer dans cette voie jusqu’à ce qu’Allah le guide et le réforme.

    Il en est de même pour celui qui néglige la prière ou la délaisse : il est nécessaire de le conseiller et de la mettre en garde contre la colère d’Allah et Son châtiment, et de persévérer dans cette voie. Il convient aussi de se séparer de ceux qui ne veulent rien entendre, et de les punir d’une façon convenable si on en a les moyens, car cela fait partie de l’entraide dans le bien et la piété, et de la recommandation du bien et de la réprobation du mal qu’Allah a rendues obligatoire à Ses serviteurs, hommes ou femmes. Allah, exalté soit-Il, dit :

    « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la prière, acquittent la Zakât et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. »10

    Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

    « Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à l’âge de sept ans, et corrigez-les à l’âge de dix ans (s’ils refusent de l’accomplir) et séparez-les dans les couches. »11

    Si on doit ordonner aux fils et aux filles d’accomplir la prière à l’âge de sept ans et les corriger à l’âge de dix ans, c’est plus vrai encore pour celui qui atteint l’âge de la puberté s’il la néglige, tout en ne cessant de le conseiller, de l’inciter à la vérité et de patienter dans cette voie, car Allah a dit :

    « Par le Temps ! * L’homme est certes, en perdition * sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance. »12

    Quiconque délaisse la prière après la puberté et n’accepte pas le conseil, le problème doit être présenté aux tribunaux religieux pour lui demander de se repentir. S’il se repentit, l’affaire est réglée. Sinon, il est tué.

    Nous demandons à Allah qu’Il améliore la situation des musulmans, leur accorde la compréhension de leur religion, leur permette de s’entraider dans le bien et la piété, d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable, de se conseiller mutuellement la vérité et de patienter sur cette voie, Il est certes Bon et Généreux.

    • Fatwa de Cheikh Ben Baz

    • Fatâwa Muhimma Tat’allaqu bis-Salât, pages 21 à 27.

    _____________________

    1 Les Femmes, v. 142.

    2 Le Repentir, v. 54.

    3 Rapporté par al-Bukhârî, chapitre des disputes, n°2420 et Muslim, chapitre des mosquées, n°651.

    4 Les Croyants, v. 1, 2.

    5 Rapporté par Ibn Mâjah, chapitre des mosquées, n°793, Ad-Dâraqutni (1/420-421), Ibn Hibbân n°2064, Al-Hâkim (1/246) d’après Ibn ‘Abbâs avec une chaîne de rapporteurs authentique.

    6 Rapporté par Muslim, chapitre des mosquées, n°653.

    7 Rapporté par Al-Bukhârî, chapitre des disputes (2440) et Muslim, chapitre des mosquées (651).

    8 Rapporté par Muslim, chapitre de la foi, n°82.

    9 Rapporté par Ahmad (5/346), et les auteurs des Sunan avec une chaîne de rapporteurs authentique : At-Tirmidhî n°2641, An-Nassâ’î (1/232) et Ibn Mâjah n°1079.

    10 Le Repentir, v. 71.

    11 Rapporté par Abû Dâwûd, chapitre de la prière, n°495-496.

    12 Le Temps, v. 1-3.

    http://www.fatawaislam.com/fr/la-priere/les-vertus-de-la-priere

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  • Louange à Allah et que la Bénédiction et la Paix d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad ,sa famille, ses compagnons et quiconque suit sa voie.

    Le Hadîth :

    Abû Hurayrah1 -qu’Allâh l’agrée- rapporte que le Prophète Muhammad -sallâ l-Lahû
    ‘aleyhi wa sallam- a dit : « Allah a dit : « J’ai séparé la ‘prière’ entre Moi et Mon
    serviteur en deux parties, et Mon serviteur recevra ce qu’il a demandé.
    Lorsque le serviteur dit : « {Al-Ĥamdu Lillāhi Rabbi Al-`Ālamīna} ; Louange à Allah,
    Seigneur des Mondes. »
    Allah dit : Mon serviteur M’a loué.
    Et quand il dit : « {Ar-Raĥmāni Ar-Raĥīmi} ; Le Miséricordieux, Le Très
    Miséricordieux »
    Allah dit : Mon serviteur M’a exalté.
    Et lorsqu’il dit : « {Māliki Yawmi Ad-Dīni} ; Maître du Jour Dernier »
    Allah dit : Mon serviteur M’a glorifié - et en une occasion Il dit : Mon serviteur s’est
    soumis à Ma puissance.
    Et Lorsqu’il dit : « {Īyāka Na`budu Wa 'Īyāka Nasta`īnu} ; C’est Toi (seul) que nous
    adorons et c’est Toi (seul) dont nous implorons le secours. »
    Il dit : Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il a demandé.
    Et lorsqu’il dit : « {Ihdinā Aş-Şirāţa Al-Mustaqīma, Şirāţa Al-Ladhīna 'An`amta `Alayhim
    Ghayri Al-Maghđūbi `Alayhim Wa Lā Ađ-Đāllīna} ; Guide-nous dans le droit chemin, le
    chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta
    colère, ni des égarés. » Dieu dit: 'Ceci revient à mon serviteur et Je le lui accorde."

    Le commentaire du Hadîth :

    Ibn ul-Qayyim -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit :
    Et lorsqu’il dit : « Louange à Allah Seigneur des Mondes », il s’arrête un court instant
    attendant la réponse de son Seigneur : « Mon serviteur M’a loué . » Ensuite lorsqu’il dit : «
    Le Miséricordieux, le Très Miséricordieux », il attend la réponse « Mon serviteur M’a
    exalté. » et quand il dit « Maître du Jour Dernier », il attend la réponse : « Mon serviteur
    M’a glorifié »
    C’est un délice pour son cœur, un plaisir pour son œil et une joie pour son âme que son
    Seigneur dise à son sujet « Mon serviteur » trois fois.
    Par Allah ! Si les voiles de la passion et de l’obscurité de l’âme n’étaient pas sur les cœurs, ils
    se seraient envolés de bonheur et de joie que leur Seigneur, l’Omnipotent et le Tout Sachant
    dise : « Mon serviteur M’a loué, Mon serviteur M’a exalté et Mon serviteur M’a glorifié. »
    Alors, il y aurait de l’espace dans son cœur pour témoigner (la réalité) de ces trois noms qui
    sont les bases de tous les Noms Magnifiques qui sont : Allah, ar-Rabb et ar-Rahmaan...
    ... Lorsqu’il dit : « Maître du Jour Dernier », il témoigne de la gloire dont ne bénéficie
    aucun sauf le Roi, éclatante de Vérité. Il atteste donc d’un Roi tout-puissant et dominant, à
    Qui la création s’est soumise, envers Qui les visages sont humbles, pour Qui la création s’est
    humiliée, et envers Qui se soumet tout détenteur de pouvoir et d’honneur. Et il atteste avec
    son cœur d’un Roi (Qui est) sur le Trône au dessus des cieux...
    ... Et il dit : « C’est Toi (seul) que nous adorons et c’est Toi (seul) dont nous implorons le
    secours », est un verset où réside le secret de la création et des affaires, du monde et de l'au-delà,
    et qui contient le plus noble des buts et le meilleur des moyens (de se rapprocher
    d’Allah). Le plus noble des buts est Son adoration, et le meilleur des moyens et Son aide et
    Son assistance. Il n’y a pas de divinité qui mérite l’adoration excepté Allah et il n’y a pas
    d’assistant dans Son adoration en dehors de Lui. Ainsi, Son adoration est le plus noble des
    buts et Son aide est le meilleur des moyens...
    Et ces paroles contiennent les deux types de Tawhid qui sont Tawhid ur-Rububiyyah et
    Tawhid ul-Uluhiyyah . La dévotion à Allah est comprise dans Ses noms ar-Rabb et Allah, il
    est donc adoré de par Sa Uluhiyyah, on Lui demande de l’aide en accord avec Sa Rububiyyah
    et Il guide sur le Droit Chemin grâce à Sa Miséricorde. La première partie de la surah
    mentionne ainsi Ses noms Allah, ar-Rabb et ar-Rahmaan pour l’intention de celui qui
    recherche Son adoration, Son aide et Sa guidée. Il est Le seul capable d’accorder tout cela.
    Personne, en dehors d’Allah, ne peut aider les autres dans l’adoration d’Allah et personne ne
    peut guider (sur le Droit Chemin) sauf Lui.

    Ensuite le prêcheur réalise avec la parole d’Allah « Guide-nous dans le droit chemin », le
    besoin extrême de cela (la guidée). Il n’est jamais dans le besoin d’autre chose autant qu’il
    l’est pour cette guidée. Il en a besoin à chaque moment et chaque clin d’oeil...
    ... Puis Allah rend clair le fait que les gens de cette Guidée sont ceux à qui est réservée Sa
    faveur, et non ceux qui encourent Sa colère, qui connaissent la Vérité mais ne la suivent pas,
    et il ne s’agit pas de ceux qui se sont égarés, qui adorent Allah sans science. Ces deux groupes
    se sont partagés les paroles sur Sa création, Son commandement et Ses Noms et Attributs sans
    science. La voie de ceux qui ont été comblés de Sa faveur est différente de celle des gens du
    faux en ce qui concerne leur science et leurs actes.
    Lorsqu’il achève cette louange, invocation et tawhid, il lui est ordonné de terminer par ‘amîn’
    qui est comme un sceau/clôture (à cette invocation) et avec lequel coïncide le ‘amîn’ des
    anges dans les cieux. Ce ‘amîn’ fait partie de l’embellissement de la prière, tout comme le fait
    de lever les mains est un ornement de la prière, un suivi de la Sunnah, une glorification des
    ordres d’Allah, l’adoration par les mains et c’est un signe de la transition d’un pilier (de la
    prière) à un autre.

    1 « Celui qui accomplit une prière sans y réciter la Mère du Qur’ân (Al Fâtiha), sa prière sera
    incomplète. » Et ceci répété 3 fois. Ensuite quelqu'un vint à demander à l'Imâm Abû Hurayrah -qu'Allâh l'agrée-
    : « Et si nous nous trouvons derrière l'Imâm ? ». Abû Hurayrah -qu’Allâh l’agrée- dit alors : « Récite-là en
    ton for intérieur car j'ai entendu le Messager d'Allâh dire : ... », puis il relata le Hadîth Qudsî cité plus haut.

    [Source : Hadîth Qudsî rapporté authentiquement par l’Imâm Muslim dans son Sahîh ainsi
    que par l'Imâm Mâlik Ibn Anas dans son Muwattâ’, l’Imâm At-Tirmidhî et l’Imâm Abû
    Dâwud dans leurs Sunân, Nasa’i et Ibn Majah]

    Par l’imam Ibn Qayyim Al-Jawziyya

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    Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

    D'après 'Abdallah Ibn 'Amr (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui part vers la mosquée alors un pas lui enlève un péché et pour le pas suivant il lui est écrit une bonne action; et ceci à l'allée comme au retour ».
    (Rapporté par Ahmed et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Targhib n°299)

    عن عبد الله بن عمرو رضي الله عنهما قال رسول

    الله صلى الله عليه وسلم : من راح إلى مسجد

    الجماعة فخطوة تمحو سيئة وخطوة تكتب له حسنة

    ذاهبا وراجعا 

    (رواه أحمد و حسنه الشيخ الألباني في صحيح الترغيب و الترهيب رقم ٢٩٩)

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    Louange à Allah et que la Bénédiction et la Paix d'Allah soient sur notre Prophète Muhammad ,sa famille, ses compagnons et quiconque suit sa voie.

    Le Hadîth :

    D’après Hudhayfa -qu’Allâh l’agrée- il dit : « J’ai prié au cours d’une nuit avec le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-

    et il commença la sourate de la vache [al-Baqarah] et je me suis dit : il s’arrêtera au 100ième verset, mais il le dépassa et je me

    suis dit encore : peut-être qu’il va réciter toute la sourate au cours d’une rak’ah. Mais il poursuivit sa lecture et commença la sourate des femmes [an-Nissâ]

    et la récita puis récita celle d’Al-‘Imrân. » [Rapporté par Muslim]

    Le commentaire du Hadîth :

    An-Nawawî -qu’Allah lui fasse Miséricorde- dit :

    Al-Qâdhî ‘Iyâdh -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- a dit : le hadith est une preuve [Dalîl] pour

    celui qui soutient que l’ordre de succession des sourates repose sur un effort d’interprétation

    [Ijtihâd] des musulmans qui ont rassemblé le Qor’ân, et qu’aucun classement n’avait été

    établi par le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-. Bien au contraire, il en laissa le soin à

    la Communauté après lui. Il dit : C’est l’opinion de Mâlik et de la majorité des savants

    [Djoumhoûr al-‘Ulémâ].

    C’est aussi le point de vue du Qâdhî Abû Bakr al-Bâqilânî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-.

    Ibn al-Bâqilânî -qu’Allâh lui fasse Miséricorde- dit : c’est l’avis le plus juste de deux avis tous

    plausibles. Il dit : Nous disons que le classement des sourates - tel qu’il figure actuellement -

    n’est pas obligatoire ni dans l’écriture, ni dans la prière, ni dans l’enseignement, ni dans

    l’initiation et l’apprentissage et qu’il n’y a aucun texte du Prophète interdisant son non

    respect, rien qui ne contredise cela. C’est pourquoi le classement adopté dans les exemplaires

    du Qor’ân antérieurs à celui de ‘Uthmân est différent. Il dit encore : Le Prophète -sallâ l-Lahû

    ‘aleyhi wa sallam- et les membres de la Communauté venus à travers les siècles se sont

     permis de ne pas respecter l’ordre de succession des sourates dans la prière, l’enseignement et

    l’initiation.

    Il ajoute [Al-Qâdhî ‘Iyâdh] : quant aux savants qui soutiennent que le classement a fait l’objet

    d’une prescription du Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- qu’il a fixée selon la

    disposition de l’exemplaire de ‘Uthmân, et que les différences constatées sur le sujet avaient

    eu lieu avant que les gens n’aient appris la décision portant sur la disposition définitive. Ceux

    interprètent la récitation par le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- de la sourate « Les

    femmes » [an-Nissâ] avant la sourate « Al-‘Imrân » en affirmant que cela s’était passé avant

    l’établissement du classement définitif des sourates, quand les deux sourates se présentaient

    dans l’ordre suivi par le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- selon l’exemplaire de

     Oubay. Il dit encore : Il n’y a aucune divergence sur le fait qu’il est permis au prieur de réciter

    dans la deuxième rakah une sourate qui précède celle lue dans la première rakah. Mais cette

    pratique reste réprouvée [Makroûh] dans la même rakah et pour celui qui récite en dehors de la prière.

    Cependant d’autres l’acceptent - dit-il.

    L’interdiction de l’inversion du Qor’ân émise par les anciens [as-Salafs] est interprétée en

    disant qu’elle s’applique à la pratique qui consiste à réciter une sourate en allant de la fin au

    début. Il ajoute ensuite : Il n’y a aucune divergence sur le fait, l’ordre de succession des

    versets de chaque sourate a été arrêté par Allâh -Ta’âlâ- dans son état actuel qui figure dans le

    Qor’ân et tel que rapporté par la Communauté de son Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam-.

    C’est ici que se terminent les propos de al-Qâdhî ‘Iyâdh -qu’Allâh lui fasse Miséricorde-.

    Et Allâh Seul Sait.

    Par l’imâm an-Nawawî

    Source : Sharh Sahîh Muslim, volume 3, page 298-299.

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